Je suis imparfaite ! 😆

Et ravie de l’être …

Je n’aurais jamais pu prononcer cette phrase avant, tellement occupée à me parfaire pour essayer de m’aimer ; tellement occupée à me juger: pas assez-trop ceci ou cela.

Cela m’a menée vers des souffrances, vers des sentiments erronés, vers des conflits intérieurs entre mes aspirations profondes et mes interdictions mentales, mon envie de vivre et mes injonctions qui me l’interdisaient, vers une bataille contre moi-même : bataille perdue d’avance entre moi et moi, puisque l’une d’entre nous était automatiquement perdante…

Plus, plus, plus était mon autre crédo ! Toujours un autre à sauver, aider, pousser, encourager : moi, je verrai plus tard. Je voulais arranger-aplanir chaque souffrance, chaque malaise, chaque faille… les a-ranger, c’était comme réarranger les miennes. M’oublier, m’effacer… il me fallait m’améliorer, gommer mes défauts, être au top pour ne pas être prise en défaut.

Il faut dire que mes injonctions et mes manques étaient nombreux !

J’en ai effectué  des allers retours incessants entre l’extrême bord de mon environnement personnel, occupé d’un côté par Miss Parfaite et de l’autre  par Miss Minable. Un jour que j’étais épuisée par ces voyages de l’une à l’autre, je me suis immobilisée et j’ai ouvert les yeux sur 360° : mon environnement était bien plus vaste et intéressant que je ne l’avais imaginé !!! Il y avait tellement d’espace… Car oui, dans ses extrêmes, il n’y a pas beaucoup de place pour bouger…

J’ai cessé de comparer.  J’en ai eu assez. Au lieu de me chercher ailleurs et surtout dans le regard d’un autre, je suis revenue à mes fondamentaux : mes besoins profonds.

Je suis de mauvaise humeur… et alors ?

Je n’ai pas eu le temps de faire le ménage avant de recevoir mes invités…et alors ?

Je suis fatiguée et ai besoin de me reposer alors qu’il y a tant de choses à faire… et alors ?

J’arriverai en retard… et alors ?

Je suis trop ceci ou trop cela, pas assez ceci ou pas assez cela… et alors ?

J’ai quelques défauts… et alors ? D’ailleurs défauts ou qualités, n’est-ce pas affaire de circonstances ?

Je me suis sentie libre de me vivre telle que j’étais ! Tellement libre que mes batailles intérieures se sont transformées en unité intérieure. J’ai intégré mes  défauts et qualités, mes énergies différentes, mes plus et mes moins.

Ma part à l’ombre (ombre parce que la fuir m’empêchait de la voir) s’est intégrée à ma part à la lumière (parce que je la voyais enfin !). Cesser la lutte a conduit à l’unité…

Incroyable… mon terrain de jeu-je s’est agrandi ! Moins je cherchais la perfection, plus j’acceptais mes failles, mes fragilités, mes soi-disant défauts physiques et plus je trouvais la paix !

Le plus extraordinaire dans l’histoire, c’est que dès que j’ai cessé de lutter, la vie a coulé en moi : dès que je me suis dé-tendue, je suis finalement arrivée à l’heure, mes invités n’ont rien remarqué tellement heureux des moments partagés, me reposer m’a permis de reconstituer mon énergie, le trop ou le pas assez est devenu le « juste » en équilibre mouvant et je suis toujours de juste humeur !

Tout est devenu parfait ! Moi, à ma place, unique au monde, m’adaptant aux circonstances en privilégiant l’équilibre,  respectant l’autre, à sa place, unique au monde, s’adaptant aux circonstances…

Mon imperfection m’a rendue joyeuse et libre !!! 😀 

Je suis un-parfaite et ravie de l’être… et vous ?

Texte Patricia Verneret

Formatrice, coach, conférencière

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