L’enfant (à l’) intérieur

Ne croyez-vous pas qu’il serait temps de retrouver votre enfant intérieur ? Vous savez… celui qui ose, qui a une attitude ouverte face à chaque expérience !

Je vous livre un exemple qui illustre parfaitement la différence entre un enfant de 11 ans ouvert à la vie et un.e adulte, pétri.e de ses expériences :

Lors de cours de chant, alors que l’exercice devient de plus en plus difficile à exécuter, j’ai vu mon jeune élève de 11 ans s’enthousiasmer à l’idée de ce « challenge » ; ses yeux pétillaient de plus en plus au fur et à mesure des expériences réussies ou pas. Et, à chaque fois qu’il butait, il me réclamait de le refaire encore et encore et d’aller toujours plus loin.

Lors de ce même exercice, j’ai vu des adultes se tendre physiquement, se fermer, douter, me dire « je ne vais pas y arriver » ou encore « on va s’arrêter là non ? », tétanisés par la peur car ils n’avaient jamais essayé, auto-persuadés de leurs limites : évidemment, dans ce cas-là, la voix ne peut pas sortir, tiraillée entre des mouvements intérieurs contraires.

Comment en est-on arrivé là ?

Comment est-on passé de l’état d’être enthousiaste à l’idée des difficultés à surmonter, à l’état d’anticipation totalement subjective, sans même avoir essayé, ou bien juste 1 fois ou 2 et sans grande conviction ?

Avez-vous déjà vu un enfant ne sachant pas encore marcher, renoncer définitivement à l’expérience ? Non désolé.e, je refuse de marcher… trop dur… et en plus je vais tomber… non, non, ce n’est pas pour moi 🤣.

Avons-nous oublié que tous nos apprentissages nous ont demandé patience, chutes, acceptation de l’imperfection du moment, détermination, adaptation, transformation, avant de trouver tout à fait naturel et évident ce qui « l’instant d’avant » nous semblait loin de nos capacités ?

Alors oui, peut-être avons-nous vécu des situations douloureuses… et pas qu’une ! Mais devons-nous en faire une règle à vie ? Peut-être pouvons-nous regarder nos é-preuves et voir comment elles nous ont aussi transformés : nous nous en sommes sortis… un peu plus ceci ou cela ! Et aussi nous remémorer le nombre de situations heureuses…

Peut-être avons-nous eu le sentiment d’être bléssé.e par une personne… devons-nous pour autant nous fermer aux milliards d’autres personnes ? Peut-être pouvons-nous constater que nous avons appris à nous positionner plus fermement, à poser des limites, à refuser de laisser le pouvoir sur notre vie à une autre personne que « nous-m’aime » ?

Peut-être n’aimons-nous pas nous montrer autrement que sous notre meilleur jour… et si nous en faisions un jeu ? Sommes-nous moins « aimables » en situation d’apprentissage ? Peut-être que nous apprenons l’auto-humour qui permet à l’égo mal placé de se replacer à sa juste place ?

Lors d’une séance de coaching, j’ai questionné une cheffe d’entreprise sur ce que sa posture de cheffe d’entreprise lui avait appris. Sa réponse : j’ai appris à me tromper et à l’accepter ! 👏

Peut-être avons-nous manqué de prudence… devons-nous pour autant tellement anticiper que le nouveau ne frappe plus à notre porte ? Ne pouvons-nous pas nous préparer comme lorsque nous partons en voyage : que dois-je emporter avec moi ? Quel itinéraire ai-je envie de parcourir ? Puis, nous autoriser à bifurquer, changer de plan de route sans pour autant renoncer à notre destination ?

Retrouver son enfant (à l’)intérieur donne …

  • L’autorisation à la vie de nous surprendre et de nous apprendre. 
  • L’ouverture d’esprit suffisante pour vivre de nouvelles expériences et donc de grandir encore… on ne s’ennuie jamais !
  • L’état d’esprit qui laisse la joie nous envahir en vivant une foule d’occasion de se connaitre chaque jour un peu plus… 
  • Le terreau nourrissant pour expérimenter ce qui est à l’état de potentiel et le transformer en expériences vécues.
  • L’anticipation joyeuse et l’appétit de vivre
  • La permission de vivre son présent !

L’enfant intérieur joue avec tout et rien. Ce faisant, il ne vieillit pas. La flamme qui l’habite ne s’éteint jamais, alimentée par la joie d’être au monde : même si parfois elle peut faiblir, même si sa voix a parfois été étouffée par quelques pleurs car non entendue.

Ne croyez-vous pas qu’il serait temps de re-trouver votre enfant intérieur… ou plutôt de le laisser s’exprimer ? La bonne nouvelle, c’est qu’il n’a jamais disparu : il joue à cache-cache car vous l’avez peut-être trop ignoré !

Saurez-vous le re-connaitre ?

Seul un esprit rieur et joueur peut l’attirer…

Patricia Verneret

Coach de vie, formatrice, auteure

 

 

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