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L’en-vie

Et si l’envie était liée à notre être profond ? Celui qui, au-delà du mental et des règles sociétales, nous inspire l’idée de téléphoner à quelqu’un ou de rentrer dans une salle de sport, ou d’oser sortir des sentiers déjà battus ?

Et si l’en-vie était le langage utilisé par notre être profond, un de ses modes de communication pour nous aiguiller vers le meilleur ?

Et si les envies étaient intimement liées à la vie présente en chacun de nous qui ne demande qu’à s’exprimer ?




Attention, je ne parle pas d’envies superficielles ou matérielles du style envie du dernier X phone. Il s’agit là plutôt d’envies d’objets qui donnent « l’impression de », ou qui font croire que le bonheur est conditionnel et dépend de l’extérieur.

Non, je parle de quelque chose de plus profond, même si cela fait parfois un peu peur, en partie parce qu’on ne voit pas où cela va mener ! Ou que parfois, cela parait en dehors du raisonnable…

Lors d’une conférence donnée par une diététicienne, l’idée a été posée que, peut-être, si j’ai envie de manger une banane, c’est que mon corps a besoin de magnésium. Si j’ai envie de chocolat, peut-être mon corps a-t-il besoin d’énergie rapidement. Le corps envoie des envies de manger tel ou tel aliment, car ils lui sont nécessaires dans l’instant. Evidemment, pour entendre cela, il faut d’abord se réconcilier avec son corps et apprendre à l’écouter véritablement, et ce, jamais dans l’extrême. Si l’envie est de manger en quantité trop importante, cela répond peut-être à un besoin de combler un vide et de le sécuriser. Manger plus qu’il ne faut, veut dire que l’on a seulement écouté la pointe de l’iceberg et qu’il y a erreur d’interprétation !

Dans mon  expérience personnelle, il y a eu un moment où un vélo tournait dans ma tête continuellement. J’étais épuisée de retourner les mêmes idées dans tous les sens. J’aurais voulu les arrêter mais je n’y parvenais pas. J’avais bien pensé à la méditation, mais c’était trop compliqué pour moi, car trop éloigné de mon mode de fonctionnement de cette période de ma vie. Un jour que je me baladais, je suis passée devant une vitrine avec des sculptures. Les sculptures et les peintures m’ont toujours attirée, mais je pensais n’avoir aucun talent pour cela. En fait cette vitrine était la devanture d’un local où se donnaient des cours de sculpture et de poterie. Cela faisait longtemps que cela me titillait, alors je suis entrée. Et je me suis inscrite pendant 4 années.

La cerise sur le gâteau a été que j’ai réalisé de très belles sculptures et poteries : il parait même que j’avais du talent finalement ! Evidemment, étant entrée sans idées préconçues sur moi-même, ma créativité a pu s’exprimer librement. Le dessous de l’iceberg, c’est que le contact avec la terre ont calmé mon mental à un point que je n’aurais jamais osé rêver… Ce qui m’a permis de passer à la suite de mon existence. En tous les cas, j’ai adoré l’expérience ! Et j’ai arrêté quand j’ai senti que j’étais arrivée au bout…

Mon véritable talent a été de poser des actes quand cette envie profonde s’est manifestée. Je ne me suis pas dit : n’importe quoi ! N’essaye même pas, cette envie est ridicule ! Rappelle-toi ce que ton prof de dessin disait de toi à l’école… N’entre pas !

Non, j’avais très envie, j’y suis allée sans peurs et sans idées reçues sur mes capacités ou inaptitudes. Dans l’instant, j’étais juste là pour sculpter, mais très vite j’ai compris que cela calmait mon mental, ce que je souhaitais profondément. Ces cours ont été de véritables moments où je pouvais reprendre mon souffle, me poser, sans chercher à le faire volontairement. Le contact avec la terre m’a rendu ce service.

J’en ai beaucoup des histoires comme cela : lorsque j’ai ressenti l’envie d’être en paix avec mes émotions passées ; lorsque j’ai ressenti l’envie de revisiter ma façon d’enseigner ; lorsque j’ai eu envie de participer à un stage d’éthologie, etc. Et même parfois, des personnes me posent la question : pourquoi ? Ma réponse invariablement a été : parce que j’en avais envie. Mais maintenant que je l’ai fait, je peux vous dire tout ce que j’étais venu chercher…

Peut-être avez-vous lu le livre « Mange, prie et aime » ? Dans un passage, l’auteur raconte qu’elle en a assez de parler, elle trouve qu’elle se disperse. Elle a envie d’être silencieuse, à tel point qu’on la surnommerait « la fille silencieuse ». Elle séjourne dans un ashram où chacun doit participer à la vie de la communauté. Et là on lui demande d’accueillir les nouveaux arrivants. Elle est furieuse : juste au moment où elle décide d’entrer dans le silence… Mais bon… Et voilà, elle se retrouve à écouter les stagiaires, leurs doutes et leurs peurs, et elle devient une personne silencieuse.

Alors attention, il y a envie et en-vie…

Chaque fois que j’ai écouté ces en-vies un peu particulières : parce qu’elles viennent du cœur, sans intention de résultats ; parfois même juste avec un « pourquoi pas ? » ; surtout sans mental qui dirait : « non mais franchement, à quoi ça sert ? » ; chaque fois, j’ai posé des actes en me demandant où cela me mènerait… au final dans des endroits de moi-même réjouissants et apaisants… Je me suis révélée un peu plus à moi-même.

La prochaine fois que vous ressentirez une de ces en-vies, ne vous posez pas la question de son utilité, ne contestez pas son bien fondé ! Non, suivez la, et voyez où elle vous mènera… Mais laissez-lui le temps de vous délivrer son message et son cadeau, bien au-delà des apparences.

Mmm, de quoi ai-je envie ?

 

Extrait du livre « Tout est déjà là »

Patricia Verneret

 

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