Formation par le chant, coaching

La vie est un long fleuve…

La vie peut être une bataille ou d’une fluidité enrichissante. Tout dépend de quel point de vue on se place et du degré de connaissance de… soi.

Imaginons un début de l’histoire. Chacun embarque sur un frêle esquif équipé de 2 rames. Tout le monde est heureux de partir, tout le monde a choisi de voyager.

L’embarcation est mise sur l’eau. C’est un peu difficile car il s’agit de s’habituer à ce nouvel habitacle. Le temps de trouver l’équilibre et voilà que le courant nous emporte.

Au départ, la navigation se fait sur un petit radeau un peu fragile, mais au fur et à mesure du voyage, il  subit quelques avaries. Alors, quelques haltes sont nécessaires pour réparer, consolider, améliorer cet outil qui porte pendant le voyage.

Les premiers temps, on aborde les virages trop brusquement, ce qui a pour résultat des chutes dans l’eau. Petit à petit la technique d’approche des petits et grands virages s’améliore. On se penche juste ce qu’il faut mais pas plus. Trouver le bon équilibre est important ! Il n’est pas le même dans un petit ou grand tournant, au milieu de récifs ou en eau calme…

A certains endroits, le courant se fait plus fort : la peur de tomber fait qu’on essaye de ralentir avec les rames. Ou on se lance à fond… inconscient ! Quelle maladresse ! Chaque fois qu’on essaye de stopper le mouvement, nos forces s’épuisent. Lutter contre le courant demande un effort surhumain ! On en ressort vidé. Évidemment le fleuve n’a qu’un sens, celui qui va en avant…

Ou notre inconscience mène à des dégâts importants suite à un manque de vigilance et à une certaine brusquerie.

On essaye aussi de feinter en tentant de contrôler la direction vers laquelle le fleuve nous porte : on positionne la rame de façon tellement frontale qu’on dessale (l’embarcation se renverse). On boit la tasse…

A d’autres moments le courant est presqu’à l’arrêt ! On rame autant qu’on peut pour tenter d’avancer, et on s’épuise encore.

Il y a parfois des temps de découragement où on veut tout laisser tomber : on a oublié qu’on était partant ! Ou on ne pensait pas le voyage si difficile. Il est temps de s’arrêter sur la rive. On regarde passer les autres jusqu’au moment où on se sent prêt à repartir. La pause a permis de prendre le temps nécessaire pour récupérer et/ou comprendre ce qui mène à cette fatigue extrême.

Vient le  moment où on a compris ce qui mène à l’épuisement. Alors, le voyage commence à devenir agréable. Les temps de calme ou de tempête sont acceptés. On positionne sa main dans l’eau tranquillement pour diriger doucement le bateau tout en suivant le mouvement du fleuve. On ne va plus contre lui. Il devient une aide et c’est agréable. C’est lui qui nous porte, pas le contraire. On profite de l’adrénaline procurée par une descente plus vive puis du calme apaisant d’une eau qui semble stagner.

Quand le voyage arrive à son terme, il est intéressant de prendre de la hauteur. D’en haut, de très haut se dessine le parcours en entier et la surprise est totale. Le fleuve que l’on a parcouru n’a ni début ni fin. Le départ est son point d’arrivée.

La différence : des expériences qui ont mené à une connaissance et une maitrise de soi affinées et affirmées. Le voyage aura été fort en émotions mais quelles richesses intérieures nous auront été révélées !

Reste que l’on peut pester tout le trajet ou profiter du paysage intérieur et extérieur.

Texte Patricia VERNERET

                                                               Formatrice par le chant et Coach

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